Principes fondamentaux
Le Centre missionnaire oblat est porteur d’un riche héritage qui le guide dans sa mission et son action. Ce trésor nous a été transmis par saint Eugène de Mazenod, par la communauté missionnaire des Oblats de Marie Immaculée et par les gens avec qui nos partenaires travaillent. De cet héritage et de ces riches échanges, le CMO fonde son action sur un ensemble de valeurs et de principes fondamentaux.
L’action du CMO s’assoit sur un ensemble de valeurs qui l’oriente dans ses choix et assure une cohérence.
Grâce à son réseau réparti sur les cinq continents, à la communication vivante entretenue avec ses partenaires autant au Québec qu’à l’étranger et à la visite de nombreux missionnaires et coopérants dans ses bureaux, le CMO se met à l’écoute des besoins, des cris et des espoirs de ses frères et sœurs, particulièrement les plus pauvres et les plus marginaux.
Ainsi, les projets et les gens que le CMO appuie ne sont pas l’initiative personnelle du CMO, mais plutôt une main tendue suite à leur propre invitation.
Le CMO apporte donc, grâce au soutien de tant de généreux donateurs, le petit coup de pouce qui manque pour la réalisation de projets durables, qui portent en eux le germe de la continuité et de l’engagement local.
En somme, le CMO tente toujours de se dépasser pour être au service des autres, particulièrement des plus pauvres, sur leur invitation, conjointement avec eux et toujours à travers le prisme de la dignité humaine et de l’Amour de Dieu et du prochain.
Eugène de Mazenod (1782-1861) connut une enfance et une jeunesse mouvementées. Après avoir cherché à briller dans les salons, il est bouleversé par la Croix du Christ lors d’un office du vendredi saint. Il fait la découverte de Dieu Amour. Prêtre, évêque de Marseille, fondateur des Oblats de Marie Immaculée, il a le souci des plus pauvres et beaucoup de créativité pour les aimer.

Peu avant sa mort, le 21 mai 1861, fidèle à son tempérament, l’évêque âgé et gravement malade, s’adresse à son entourage: “Si je viens à m’assoupir ou que je sois plus mal, veuillez me réveiller. Je veux mourir en sachant que je meurs!”
Ses derniers mots aux Oblats sont un testament qui résume toute sa vie: “Pratiquez bien parmi vous la charité, la charité, la charité, et au dehors le zèle pour le salut des âmes”. Saint Eugène s’endormit dans le Seigneur le dimanche de la Pentecôte, aux accents du Salve Regina, dernier salut terrestre à Celle qu’il considérait la “Mère de la Mission”.
Eugène de Mazenod fut l’un de ces apôtres qui préparèrent les temps modernes, notre temps. Eugène de Mazenod savait que le Christ voulait unir à sa personne le genre humain tout entier. C’est pourquoi il porta toute sa vie une attention particulière à l’évangélisation des pauvres, où qu’ils se trouvent.
Par un patient travail sur lui-même, il sut discipliner un caractère difficile et gouverner son diocèse avec une sagesse éclairée et une ferme bonté. Toute son action fut animée par une conviction qu’il exprimait en ces termes: « Aimer l’Église. c’est aimer Jésus-Christ et réciproquement ». Son influence ne se limite pas à l’époque à laquelle il vécut, mais continue d’agir également aujourd’hui.
Son apostolat consistait dans la transformation du monde par la puissance de l’Evangile de Jésus-Christ. Saint Eugène voulait faire en sorte que, dans le Christ, chacun puisse devenir un homme complet, un chrétien authentique, un saint crédible.
L’Église nous donne ce grand évêque et fondateur des Oblats de Marie Immaculée comme exemple de foi, d’espérance et de charité héroïques.
Sources :
Bernard DULLIER, Prier 15 jours avec Eugène de Mazenod, Nouvelle Cité, 2001.
Hervé AUBIN, Le Fondateur des Oblats, Librairie Mariale, Cap-de-la-Madeleine.
Oblate Communications, 2003, http://www.omiworld.org/StEugene/StEugene5.asp?L=2
Le Père de Mazenod invite ses compagnons à “vivre ensemble comme des frères” et à “imiter les vertus et les exemples de notre Sauveur Jésus Christ, tout d’abord en prêchant la Parole de Dieu aux pauvres”. Il les invite à se consacrer sans réserve au travail des missions, en s’y engageant par des vœux de religion. En raison de leur petit nombre et des besoins pressants et nombreux des populations environnantes, ils limitent d’abord leur zèle aux campagnes de Provence. Leur plus grand désir, cependant, est d’”embrasser l’immense étendue de la terre entière”, comme le Fondateur l’écrit dès 1818.
La petite Société reçoit l’approbation de Léon XII le 17 février 1826 et devient alors la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Leur devise, “Il m’a envoyé évangéliser les pauvres”, traduit leur charisme et leur trace la route à suivre.
Les Oblats sont aujourd’hui 4440 dans plus de 67 pays, dont 750 au Canada.
« Très proches des gens avec lesquels ils travaillent, les Oblats demeureront sans cesse attentifs à leurs aspirations et aux valeurs qu'ils portent en eux…» Proches, c'est le mot que souvent les gens utilisent pour parler de nous. Nous ne sommes pas compliqués. Cela se retrouve dans notre façon d'accueillir nos hôtes. Le P. de Mazenod avait un grand cœur, une grande capacité d'affection, il nous en est probablement resté quelque chose. Le bienheureux P. Joseph Gérard écrivait dans une de ses retraites : « …le secret avec les Basuthos c'est de les aimer, de les aimer toujours, de les aimer quand-même. » Il avait connu le Fondateur dans sa jeunesse ! Cette proximité nous a fait apprendre les langues des peuples et devenir l'un des leurs, elle nous a fait épouser la cause des travailleurs en Amérique latine ou en France, accompagner les immigrés, construire des écoles, des hôpitaux ou des stations de radios.
La globalisation de la pauvreté et la concentration de la richesse ont rendu précaire la vie de tant de nos contemporains au sud surtout, mais également au nord. La misère est une question théologique. Dieu, dans son image qu'est l'homme, est condamné à vivre des conditions infra humaines ! Comment le tolérer ? Comment ne pas venir à son secours ? Comment ne pas nous engager à changer les "structures de péché" qui en sont la cause ? Autre grand domaine : le dialogue interreligieux. La rencontre avec le Bouddhisme, l’Hindouisme et l’Islam pose des questions inédites à l'Occident. Si les politiciens découvrent le problème maintenant, il y a bien longtemps que nos frères, sur le terrain, travaillent à créer des ponts pour éviter autant que possible méfiance et confrontations. A ce propos, comment ne pas mentionner notre Père Marcello Zago, notre ancien supérieur général, décédé comme Archevêque et Secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, qui a été la cheville-ouvrière de la rencontre historique entre les chefs religieux du monde, à Assise, en 1986 ? Ce fut une immense ouverture, mais ce qui reste à faire est énorme et provoque notre engagement.
Nous voilà donc confrontés à des situations inédites et à des questions nouvelles, tant internes qu'externes. Voilà le temps du courage !
Source :
Oblate Communications, 2003, http://www.omiworld.org/WhoareWe/whoarewe1.asp?L=2
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