Petite histoire oblate
Afrique du Sud: Camille De Hovre |
|
Peu de temps après la formation de la province oblate de Belgique en 1903, un candidat sérieux, âgé de vingt-sept ans, musicien et artiste dans l'âme, se présente au noviciat de Mieuwenhoven, dans l'intention de devenir missionnaire. Il se nomme Camille De Hovre. Français d'origine, il vient au monde, en 1879, dans le milieu flamand, cinquième et dernier enfant d'une famille qui compte déjà trois autres garçons et une fille. Fiancé depuis quelques mois à une jeune fille de ses connaissances, il saura sacrifier son amour devant l'appel au sacerdoce. Engagé sur les traces de son père organiste, il avait pris part à un concours pour lui succéder à la paroisse de Renaix. La Providence cependant lui indiquait que telle n'était pas sa place, mais plutôt chez les Oblats. Après quatre années au scolasticat de Liège, il devient prêtre le 9 juillet 1911. En décembre 1913, il reçoit son obédience pour le Transvaal qui comble tous ses désirs. Il a alors trente-quatre ans. Confident des Cafres et des BoersDe résidence à Pretoria, il se dépense auprès des Boers, colons d'origine hollandaise, mais surtout auprès des Cafres, plus infortunés et ignorant tout de la vraie foi. En plus d'apprendre la langue de ces populations, il emploie son temps à construire des églises, des écoles et des dispensaires. La plupart du temps, il ne couche pas dans un lit, mais sur deux planches fixées aux branches d'un arbre. Son talent musical lui permet d'employer ses loisirs à des compositions de grande valeur, en particulier des hymnes en l'honneur de la Petite Thérèse, canonisée en 1925. Ami fidèle des lépreux et des prisonniers
Tout près de Johannesburg, les Anglais ont regroupé une colonie de 1200 lépreux, pauvres moribonds abandonnés à eux-mêmes. Le père De Hovre les visite régulièrement et leur apporte, en même temps que les secours de la foi catholique, des soins matériels comme de la nourriture et des vêtements. Dans ce domaine, on peut dire du père De Hovre qu'il marche fidèlement sur les traces d'un autre missionnaire belge, le père Damien De Veuster. En des pages émouvantes, «Les Paillettes d'or», il a raconté son admiration pour la foi profonde de certains de ses lépreux. |