Petite histoire oblate
Chili: ensevelis sous la neige |
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La Cordillère des Andes est au Chili ce que les Rocheuses sont au Canada. Ces deux chaînes de montagnes aux neiges éternelles offrent au regard des spectacles merveilleux, mais parfois elles peuvent devenir dangereuses en raison des avalanches subites qui surviennent fréquemment. Un groupe d'Oblats en ont fait l'expérience au mois de juillet 1963. Excursion de vacances
Profitant des vacances d'hiver, quelques étudiants avaient quitté Santiago pour une excursion de neige dans la Cordillère des Andes, à une soixantaine de kilomètres de la capitale. Au bout de trois jours d'une température inclémente, neige et pluie, les joyeux copains, au nombre de six, revenaient en camionnette, vers neuf heures du soir. Peu avant d'arriver au village «VOLCAN», un mur de neige barre la route. Pour éviter l'obstacle, le conducteur donne un coup de volant à droite et la camionnette pique du nez vers un ravin voisin. Heureusement elle demeure immobile en bordure de la crête. À part quelques contusions, les voyageurs en sont quitte pour la peur. Quatre d'entre eux partent à pied pour aller chercher du secours au. village voisin. Les deux autres, le père Joseph Massé et le frère Roch Gendron, attendent leur retour, assis bien tranquilles dans le véhicule. Entre la vie et la mort
Libres enfinOUI! la pelle finit par percer la surface. Un air frais pénètre à l'intérieur. Spontanément, un cri s'échappe de leur poitrine: «Sauvés... nous sommes sauvés! Merci, mon Dieu! Merci, bonne sainte Vierge ! » Une fois sortis de ce tombeau glacial, ils constatent avec stupéfaction que plus de trois mètres de neige couvraient la camionnette. Jamais ils n'auront vu la mort de si près. On imagine facilement les manifestations de joie exubérante au retour des quatre compagnons. Le surlendemain, au scolasticat Saint Pie X, de Santiago, toute la communauté oblate se réunit pour chanter une messe d'action de grâce. ÉpilogueLe frère Gendron n'était âgé que de 27 ans au moment de cette aventure. Il était déjà miné par un cancer d'estomac. Quelques mois plus tard, il dut rentrer au Canada pour se faire soigner. Les médecins furent impuissants à enrayer le mal. Devant l'imminence d'une mort certaine, on devança son ordination sacerdotale. La cérémonie eut lieu dans sa paroisse natale, à Saint-Samuel de Frontenac, le 31 juillet 1965. Il devait mourir neuf mois plus tard, le 22 avril 1966. Quant au père Joseph Massé, il est encore parmi nous et peut confirmer l'authenticité de cet accident où il fut enseveli vivant. |