Petite histoire oblate
événements imprévus |
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Les missionnaires ne peuvent pas toujours prévoir les événements dont ils seront témoins à l’occasion de leurs prédications. Le père Joseph Montfort eut la surprise de sa vie durant une retraite prêchée dans la paroisse de Monty, au diocèse de Valence, en France. Deux femmes de cette paroisse avaient résolu de ne point suivre les exercices de cette mission; mais le Seigneur s'est montré plus fort qu'elles. Arrive la veille de la clôture. Poussées par un instinct de curiosité, elles décident d'aller entendre le dernier sermon. Le père Oblat prêchait sur l'impénitence finale. Il laissait parler son coeur. Avec l'accent d'une douleur apostolique, il semble prophétiser sur les malheurs de ces âmes qui refusent de revenir à Dieu. À l'instant même, un grand tumulte se manifeste dans l'assemblée... Une des deux femmes en question tombe de sa chaise, s'évanouit. «Punition de Dieu. Punition de Dieu», s'écrie-t-on près d'elle. L'autre femme, terrifiée à cette vue, prend immédiatement la résolution de se convertir. L'exercice terminé, cette dernière demeure dans l'église, seule femme auprès d'un confessionnal où une multitude d'hommes étaient déjà réunis pour se confesser. Bientôt, le père arrive: «Vous n'ignorez pas, dit-il à cette femme, que l'on ne confesse pas les femmes à cette heure.» C'est possible, répond-elle de manière à être entendue, mais, voyez-vous, mon père. Je vaux bien deux hommes... Moi, j'ai besoin de me convertir, et je ne veux pas mourir comme ma voisine. Confessez-moi donc au plus tôt, ou bien je ne sors pas de l'église.» Sa compagne eut le temps de se reconnaître avant de mourir. Ces deux conversions firent grande sensation dans la paroisse et mirent le comble aux bénédlctions du ciel. Ignorance religieuse
Le père Joseph Clos prêchait au Texas dans un bourg ne comprenant que cinq ou six huttes. Voilà que le jour du départ, une femme vient le trouver pour lui dire qu'une de ses voisines avait besoin de lui parler. Il se présente donc et trouve une mère de famille entourée de six ou sept enfants vêtus de cuir naturel. Cette bonne femme l'avait fait venir pour une chose fort curieuse... Elle se demandait si ceux qui se marient devant le prêtre sans tenir une chandelle à la main étaient bien mariés! Parfaitement lui répond le père; «comme tout le monde me disait que je vivais en concubinage, que je n'étais pas bien mariée, parce que j'avais pas suivi cette pratique, je voulais savoir si je devais me présenter de nouveau devant le prêtre pour me marier légitimement...! Le père Philémon Provost meurt deux fois
Philémon Provost fut un homme important chez les Oblats de Montréal. Après avoir exercé la médecine durant six ans, il entre au noviciat de Lachine, en 1869, est ordonné prêtre en 1873. Par la suite, durant treize ans, il exerça son ministère à Montréal, Hull, Ottawa et fut économe provincial. En 1885, dans l'Ouest, lors de l'insurrection des Métis, qui devait coûter la vie à deux de nos missionnaires, il est nommé aumônier militaire du 65e bataillon. On se met en route, mais quelques jours plus tard, les pères de Montréal reçoivent de Mattawa un télégramme leur annonçant la mort du père Provost. Grande consternation, non seulement dans la communauté mais aussi dans la ville. |