Petite histoire oblate
Chili: señor Terrien |
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Dieu dirige tout avec force et douceur, pouvons-nous lire au livre de la Sagesse.(8,1) Il dirige nos vies pour nous faire réaliser parfois des choses imprévisibles au plan humain. Un bel exemple de cette action de la Providence, c'est la vie d'un Canadien, l'abbé Arthur Terrien, que le goût de l'aventure conduisit au Chili pour préparer, à son insu, la venue des Oblats dans ce pays. Apôtre infatigableQuelques années plus tard, Mgr José Maria Caro, d'Iquique, fait la connaissance de cet étranger qui semble posséder les qualités nécessaires au sacerdoce. Il l'envoie étudier la théologie à Santiago. Finalement, le 24 septembre 1927, il est ordonné prêtre par Mgr Labbé, vicaire apostolique du temps. Alors commence pour lui une vie héroïque de dévouement auprès des ouvriers de la pampa et des Aymaras des Andes. Il parcourt des centaines de kilomètres sur des pistes vertigineuses, à quatre mille mètres d'altitude, pour rencontrer ça et là des Indiens groupés en des villages épars. Presque tous sont catholiques, mais il n'y a pas de prêtre résidant. Le missionnaire de passage profite de sa visite pour baptiser les nouveau-nés, donner des leçons de catéchisme, porter la communion aux malades et faire exécuter les réparations urgentes aux petites chapelles. De leur côté, les Indiens exécutent leurs danses rituelles, dites «chunchos», qui demandent beaucoup d'endurance puisqu'elles peuvent durer une douzaine d'heures d'affilée. Un rêve inassouvi
Señor Terrien mène ce genre de vie mouvementée au mépris de sa santé, durant une quinzaine d'années. En 1942, il éprouve le besoin d'un repos. Il s'engage comme chapelain de l'hôpital de Puerto San Antonio. En plus de ce ministère déjà très exigeant, il trouve le temps de donner des leçons d'espagnol et d'anglais au lycée Sara Cruchaga. Tous les enfants l'adorent. Ils se groupent souvent autour de lui pour le voir exécuter des trucs de magie. |